Chaque année, ce sont au total plus de 250.000 substances qui sont ainsi testées dans le cadre de la recherche biologique, dont 50.000 à Stein. Ce nombre implique tout d'abord une logistique efficace en termes de substances, ainsi qu'une collaboration étroite entre tous les biologistes et chimistes travaillant en Grande-Bretagne et en Suisse.
Par ailleurs, des systèmes d'essai exigeant moins de temps, de place et de travail que les méthodes d'essai traditionnelles sont développés en permanence. Par rapport aux processus classiques, la miniaturisation de ces systèmes a permis de réduire de manière drastique les besoins en substances pour la première phase de tests réalisée à Stein. Afin de pouvoir tester les meilleures substances sur un éventail élargi d'espèces, les chercheurs ont besoin de chambres de pulvérisation d'un volume considérable permettant de traiter simultanément de nombreuses plantes en pots. L'automatisation, la précision et la reproductibilité sont ici les critères primordiaux. Une installation de ce type, répondant aux exigences techniques les plus modernes et les plus pointues a été mise en service à l'été 2003. La conduite et la maintenance de ces installations de haute technologie requièrent une formation et un perfectionnement de haut niveau de la part des collaboratrices et collaborateurs impliqués dans ces tâches.
Support technique des produits
Nos biologistes assurent également l'étude des caractéristiques des produits en cours de développement ou déjà commercialisés sur le marché. Des questions importantes se posent notamment pendant le développement. Comment les produits de protection des cultures réagissent-ils sur et dans les plantes ? A quels stades de l'infection, l'action inhibitrice se développe-t-elle ? Quel est l'impact des nouvelles formulations de substances sur leur efficacité ? Les champignons, les insectes ou les mauvaises herbes développent-ils des résistances à l'égard de ces nouveaux principes actifs ? Existe-t-il de nouveaux secteurs d'application pour de nouvelles substances actives en-dehors du secteur traditionnel de la protection des cultures, par exemple pour la lutte contre les parasites s'attaquant aux stocks ou les cafards ?
Lorsqu'un principe actif, après avoir été enregistré, est disponible sur le marché (dans un seul pays ou dans le monde entier), nos chercheurs examinent comment élargir le secteur d'application et renforcer la position du produit sur le marché. Ils réalisent par ailleurs des programmes de surveillance permettant de déceler précocement la formation de résistances contre des produits de protection des cultures connus ou nouveaux.